Vos questions et nos réponses

Face à quelques interrogations de nos clients et partenaires sur notre projet, nous avons récolté les questions les plus fréquemment posées afin d'y apporter une réponse précise, contemporaine et de terrain.

D'ores et déjà, merci de questionner notre projet.
Nous aussi nous le faisons chaque jour, et depuis la création de l'asbl.
Afin de faire coller à notre projet ses intentions avec une cohérence forte dans nos réalisations,
nous vous invitons à nous faire part des prochaines questions que vous vous poserez.

" Au marché ou au restaurant, comment les stagiaires sont-ils formés? "

La formation socioprofessionnelle est le cœur de notre raison d’être. Nous utilisons une pédagogie du compagnonnage où les compétences relationnelles et techniques sont transmises et acquises par l’exemple de notre équipe expérimentée. Pour notre vingtaine de stagiaires, cela se pratique durant 24 à 25.000 heures de mise en situation réelle de production et de service par an. Nous logeons aussi quinze personnes qui, sinon, ne sauraient sans doute pas trop où aller.

Quand vous venez au restaurant, sur nos marchés ou lors de nos activités, vous nous permettez de développer cette pédagogie par le travail très efficace pour des adultes en formation. Vous leur permettez d’acquérir à temps plein les compétences dont ils auront besoin pour décrocher un emploi. Avec vos sourires et vos remarques, ils mesurent ce qu’ils font bien ou doivent améliorer. Ils sentent leurs progrès. Nous en parlons avec eux. Ils prennent confiance en eux . C’est un bel atout pour décrocher un job.

" Comment financez-vous votre projet? Nous parlons bien d'une ASBL? "

40 % de nos coûts sont couverts par des subventions. Pour durer, nous devons autofinancer les 60 % restants par nos activités marchandes – restaurant, marchés, paniers, locations et loyers - qui même à prix équitables offrent peu de bénéfices.  Avec vous et votre participation comme consom' acteurs, nous arrivons alors à l’équilibre financier. 

Le bénéfice que nous faisons grâce à nos activités économiques sont entièrement et obligatoire utilisé pour les investissements du nécessaires. Grâce à cela, nous permettons à nos stagiaires d'acquérir de nouveaux outils, de nouveaux modules de formations et des conditions de travail améliorées (une serre, une deuxième chambre froide, ...).

Nous sommes jalousement et depuis toujours une association sans but lucratif puisque la totalité de nos actions et de nos moyens financiers sont remis continuellement et entièrement au service de la société civile. 

" Pourquoi faites-vous de plus en plus de promotions pour vos activités commerciales ? "

Comme entreprise d’économie sociale, nous sommes centrés sur l’humain, avons une gouvernance participative, protégeons l’environnement, participons à la transition et avons une activité marchande qui finance tout cela. Comme des équilibristes, nous avançons donc sur un fil. Pour durer, nous devons être en léger bénéfice afin de pouvoir rembourser nos crédits. Ceux qui ont permis la rénovation du bâtiments et nos installation pour permettre notre activité. 

A trop nous pencher vers nos activités d’inclusion sociale et l’environnement (formations, jardins partagés, cafés citoyens, monnaies locales, conférences, bio, ... ), nous ferons faillite.  A ne chercher que l’argent, nous perdrons notre raison d’être. Nous arbitrons donc sans cesse pour garder l’équilibre entre ces deux gardiens exigeants mais indissolublement liés.  Vous-même, vous pouvez les rencontrer sans exception dans chacune de nos activités (marché, apéros de Froidmont, soupers à thèmes, paniers bio, ...). Alors, oui, pour toutes ces raisons, nous vous sollicitons régulièrement: « Soyez utiles, régalez-vous » reste d’actualité.

" Vous êtes bio, comment cela s’intègre-t-il dans votre projet? "

Dés notre création, il y a 7 ans déjà, nous étions pionniers en ouvrant un restaurant bio. Le projet de potager était déjà dans nos cartons.

Nous avons ont toujours travaillé en bio. Nous sommes certifiés bio via Certisys et contrôlés chaque année dans chacune de nos filières de formation. Lorsque nous trouvons un producteur local, bio, goûteux et à prix acceptable, nous le choisissons toujours. Mais il n'est pas toujours possible de rencontrer tous ces critères.

Voici les 4 ingrédients qui ne sont pas bio au restaurant (prix trop élevé, pas de possibilité de se faire livrer, distance de livraison trop grande).

Pour la filière maraîchage, nous répondons bien plus qu'au cahier des charges bio classique certifié par Certisys. Nous ne cherchons pas uniquement l'obtention du label bio mais allons jusqu'au bout de nos valeurs environnementales. Par exemple:

" Local, comment ce concept se décline-t-il au restaurant ? "

Nos légumes viennent de notre potager, en fonction de la production et de la récolte que nous avons faites. Puisque nos récoltes ne couvrent pas tous nos besoins (répartis en 25% au marché local, 25% aux paniers bio, 50% au restaurant) et que nous désirons répondre à la diversité de nos clients, nous complétons impérativement nos récoltes avec d'autres producteurs via, pour le moment la Coopérative Interbio à Sombreffe.

Nous travaillons à d'autres possibilités pour fonctionner de manière encore plus locale qu'avec Interbio, pour nourrir autrement vos estomacs et pour vous faire découvrir de nouvelles saveurs. Voici par exemple ce qui en en place

" Quelle est la fraîcheur de vos récoltes ? "

Les légumes venant de nos potagers sont difformes car ils ne sont pas standardisés pour entrer dans l’industrie alimentaire. Nous sommes tellement influencés par ces productions industrialisées que même nos clients sensibilisés au bio gardent parfois des standards de présentations peu adaptés au bio de nos potagers. Pourtant, nous vous garantissons que le chou-fleur de notre mare aux loups vous offre de meilleures saveurs! 

Lorsque nous posons notre candidature dans le Prix Incidences, le label Slow-Food, le Prix des générations futures, le réseau transition.be,  nous sommes contraints de démontrer ces critères sur lesquels nous sommes jugés et évalués. Nous ne pouvons donc nous limiter à des dires, mais bien à des savoir-faire.

" Resto bio, resto local donc vous êtes un resto végétarien ? "

Non, nous ne sommes pas un restaurant végétarien. Nous donnons la préférence au végétal depuis des années et clairement depuis janvier 2017.

Vous trouvez par contre des portions de viande ou de poisson de 30/40 % inférieures à ce qui est habituel dans les restaurants car vous trouvez aussi 30/40 % de végétal en plus. Bien sûr, nous sommes ravis de vous proposer une assiette entièrement végétale si vous le voulez.

" Comment calculez-vous vos prix au marché ? Sur quoi vous basez-vous? "

Avant chaque marché, nous examinons les prix d'achat pour rester concurrentiel. Lorsque nous achetons des produits à l'extérieur, nous y ajoutons 50%. Pour nos propres productions, nous regardons le prix raisonnable de ce que nous pouvons trouver sur le marché, en fonction de la qualité de ce que nous proposons.

Dans un restaurant habituel, le ratio des ingrédients est en moyenne de 20 à 30 % par rapport au prix de vente :  sur les 10€ payés pour votre pizza , 2€ ont été nécessaires à sa préparation (trés souvent bien industrialisée).

Aujourd'hui à la Table de Froidmont, 40% du prix que vous payez couvrent l'achat des matières premières nécessaires à la préparation de votre menu et tout est fait maison (même le pain) et aucune préparation n'est achetée via les énormes catalogues de l'industrie alimentaire pour les restaurants. Ah, si, on achète la pâte feuilletée bio.  

Enfin, nous rappelons à vos esprits que pour chaque légume, événement, service et commande,
nous tentons constamment de trouver l'équilibre entre les quatre axes de l'économie sociale :

▼ Social et humain ▼
▼ Gouvernance participative ▼
▼ Respect de l'environnement ▼
▼ Durable économiquement ▼